Réunion publique concernant la centrale à biomasse de Gardanne

Cette réunion a été organisée par les associations SOS forêts du sud et AIDE (association intercommunale de défense de l’environnement) en présence d’une cinquantaine de personnes dont des élus locaux.
Un arrêté ministériel daté du 29 février 2012 autorisa E.ON Provence Biomasse (projet transféré à sa filiale Uniper début janvier 2016) d’exploiter une installation de production d’électricité de 150 Mw en lieu et place de la tranche 4 de la centrale thermique qui fonctionne au charbon 2 à 3 mois par an pour couvrir les pointes électriques de la région. Selon France Nature Environnement (FNE), qui corrobore le point de vue des élus locaux, cet appel d’offre « comportait une erreur regrettable » car ne remplissait pas les critères de rendement énergétique minimal du fait qu’il ne s’agissait pas d’un projet de cogénération. Les membres de SOS forêts du sud ont présenté leur diagnostic quant à ce projet :

Saccage de nos forêts, 1 M de m3 de bois/an seraient nécessaires . Pour répondre à la demande, il faudra aller le chercher jusqu’à 400 km autour de la centrale.
Pollution généralisée et rendement faible de 30%, pas de cogénération comme dans les plus petites centrales qui atteignent des rendements de 80%. Les 2/3 partiront en fumée, 700 000 tonnes de co² par an, et 700 camions par jour et des particules fines en quantité.

Dilapidation de l’argent public (1,4milliards€ en 20 ans), pourquoi subventionner à ce niveau un projet polluant et dévastateur pour les forêts et la santé? A noter que ce projet concurrencerait et mettrait en danger les centrales biomasses locales, les chaudières à bois de nombreuses collectivités, pour lesquelles de l’argent public a déjà été utilisé. Le prix du bois augmentera et la ressource diminuera. Cependant ces équipements locaux répondent bien mieux aux besoins des populations, et nécessitent bien moins de transport.

L’exposé conduit par les membres du collectif quant aux recours juridiques et les engagements de Parcs, Collectivités et Pays, ont permis des échanges fructueux quant aux actions à engager : mobilisations citoyennes, application du droit international et localement du droit forestier, mouvements citoyens en faveur de regroupements fonciers ou d’une mixité énergétique…
Des intervenants élus et associatifs ont présenté des outils tels que le droit de préemption, la charte forestière, des plans de gestion concertés excluant les grands groupes.

Lien France Nature Environnement (FNE), 

3eme proposition Alain Réunion publique à CLAMENSANE samedi 23 janvier 2016 %uFFFD%uFFFD 14H

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